Conséquences TVA du don de biens

Il vous arrive parfois de sortir des biens de votre stock pour les offrir gratuitement ? Sachez dans ce cas que la distribution de cadeaux a des conséquences en matière de TVA. Si vous avez appliqué la déduction de TVA pour ces biens, vous devez la régulariser, ce qui signifie concrètement que vous devez procéder à un prélèvement et payer la TVA. Cette règle connaît néanmoins diverses exceptions : pour la distribution d'échantillons, les cadeaux d'affaires de faible valeur, le don d'excédents alimentaires et les dons à des organisations caritatives après une catastrophe.

Vous offrez des biens gratuitement

En tant qu'entrepreneur, il vous arrive de sortir des biens de votre stock pour les offrir :

vous êtes vendeur de smartphones et vous sortez un smartphone de votre stock pour l'offrir à votre fille ;

vous avez une librairie et vous offrez plusieurs livres à une école comme prix pour la tombola annuelle.

Vous perdez votre droit à déduction

Vous avez le droit de déduire la TVA sur vos biens d'investissement et votre stock parce que vous les utilisez pour votre activité économique. Si vous offrez ces biens gratuitement, vous ne les utilisez plus pour votre activité économique. Vous perdez votre droit à déduction Le bien est utilisé par un consommateur et celui-ci doit toujours payer la TVA.

Or, vous avez déjà exercé votre droit à déduction. Vous devez le régulariser en procédant à un prélèvement. Vous procédez de manière fictive comme si vous effectuiez une livraison taxée à vous-même. Vous payez la TVA comme n'importe quel autre consommateur.

Échantillons gratuits

De nombreuses entreprises distribuent parfois des échantillons gratuits de leurs produits pour les faire découvrir au public. La TVA sur ces frais reste déductible. Les échantillons que vous distribuez doivent être de même nature que les biens que vous produisez ou vendez, mais peuvent être présentés dans de plus petits conditionnements.

Cadeaux d'affaires

La TVA sur les cadeaux d'affaires est également déductible tant qu'ils sont de faible valeur (maximum cinquante euros par pièce).

Don d'excédents alimentaires

Une entreprise qui fait don d'excédents alimentaires doit, à strictement parler, procéder à un prélèvement. En même temps, l'État a conscience que cette pratique poursuit un objectif social important. Il consent donc à faire une exception pour les producteurs et commerçants qui font don d'excédents alimentaires aux banques alimentaires ou à des organisations caritatives locales qui se chargent ensuite de les redistribuer. Les dons directs à des personnes nécessiteuses n'entrent pas en considération.

La mesure s'applique aux biens suivants :

les biens destinés à la consommation humaine, à l'exception des boissons fortes. La nourriture pour animaux n'en fait pas partie ;

les biens qui, pour des raisons commerciales, ne peuvent plus être vendus dans le circuit commercial normal, par exemple parce qu'ils sont rapidement périssables ou que leur emballage est défectueux.

Don après une catastrophe

Auparavant, seul le don d'excédents alimentaires était autorisé. Aujourd'hui, les entreprises sont également autorisées à faire don d'autres biens. Le fisc consent en effet à une nouvelle exception pour le don de biens aux victimes de catastrophes. Le contribuable ne doit donc pas procéder à un prélèvement. Cette tolérance est d'application quelle que soit la valeur des biens.

Nouvelles

Si, en tant que dirigeant d'entreprise, vous bénéficiez d'un prêt qui vous a été octroyé par votre propre société, le fisc contrôle si l'intérêt que vous payez est conforme au marché. Ce taux du marché est fixé annuellement. La question se pose de savoir si l'avantage calculé forfaitairement doit être accepté en toutes circonstances.

À la fin de chaque année, le législateur publie les tarifs applicables l'année suivante en vue de la publication de comptes annuels. Ces tarifs sont liés à l'indice des prix à la consommation et le dépôt de comptes annuels coûtera donc en 2020 quelques euros de plus qu'en 2019.

Lorsqu'un employeur met une voiture de société à la disposition d'un travailleur salarié ou d'un dirigeant d'entreprise, ce travailleur salarié ou ce dirigeant d'entreprise est imposé sur l'avantage qui en résulte. Le calcul de l'avantage dépend entre autres de l'émission de CO2 du véhicule par rapport à l'émission moyenne du parc automobile belge. Cette émission moyenne a de nouveau quelque peu augmenté en 2019 et c'est une bonne nouvelle pour les personnes qui disposent d'une voiture de société.